Ce jeudi 18 juin, le Parlement européen a adopté une résolution sur la mise en œuvre de la directive relative au traitement des eaux résiduaires urbaines et sur les risques pour la sécurité de l’approvisionnement en médicaments.
Pour le groupe des Verts/ALE et pour Mme Metz, les choses sont claires : une eau propre exige des règles claires et un principe simple : ceux qui contribuent à la pollution de nos eaux par leurs produits doivent également assumer la responsabilité de leur dépollution. Une majorité composée des démocrates-chrétiens, y compris le CSV, et des partis d’extrême droite s’est toutefois prononcée en faveur d’une remise en cause de dispositions centrales de la directive européenne sur les eaux usées urbaines.
Tilly Metz, membre de la commission de l’environnement, déclare :
« Le vote d’aujourd’hui envoie un mauvais signal aux villes et aux communes, aux services d’approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées, et, en fin de compte, à l’ensemble des citoyennes et des citoyens. Si le principe du pollueur-payeur est affaibli, les coûts liés à l’élimination des micropolluants risquent, au final, d’être supportés par les communes et les contribuables – des coûts qui peuvent se chiffrer en millions d’euros
Le comportement de vote du CSV est particulièrement décevant. Martine Kemp s’est prononcée en faveur d’un affaiblissement des règles en vigueur visant à protéger notre eau. Quant à Isabel Wiseler-Lima, elle n’était tout simplement pas présente lors de ce vote important.
Nos communes et nos fournisseurs d’eau ont besoin de sécurité de planification, et non d’incertitude politique. Ceux qui offrent aujourd’hui un cadeau aux lobbies de certains secteurs de l’industrie pharmaceutique et cosmétique prennent le risque d’alourdir les coûts pour les communes et de saper la confiance des citoyennes et des citoyens dans une politique environnementale équitable. L’eau propre est un bien public et ne doit pas se faire au détriment de la collectivité : qui pollue paie. »