Ce mardi 28 avril, le Parlement européen franchit une étape importante vers des standards harmonisés en matière d’élevage, de commerce et de traçabilité des chiens et des chats : les député.e.s vont adopter le résultat des négociations avec le Conseil et la Commission sur le règlement relatif à la protection des chiens et des chats, donnant ainsi le feu vert à une application prochaine des règles à l’échelle de l’UE. Pour la première fois, des règles européennes complètes sont introduites afin de lutter contre le commerce illégal et d’améliorer sensiblement le bien-être animal.
Le commerce de chiens et de chats dans l’Union européenne représente un volume estimé à 1,3 milliard d’euros par an, dont environ 60 % des animaux sont vendus en ligne. L’absence de traçabilité favorise les pratiques illégales, de mauvaises conditions d’élevage ainsi que des risques pour la santé animale et publique. Le règlement vise principalement les acteurs commerciaux. Pour les propriétaires privés d’animaux de compagnie, seule l’obligation de puçage et d’identification s’applique en substance.
Tilly Metz a négocié ce règlement pour son groupe des Verts/ALE et commente les votes à venir :
« Le règlement sur la protection des chiens et des chats envoie un signal clair : le commerce illégal et contraire au bien-être animal n’a pas sa place en Europe.
Avec ce vote, nous mettons en place des standards européens clairs pour protéger des millions de chiens et de chats. Nous avons réussi à garantir que cette législation reflète la réalité du marché, en incluant également les petits élevages, afin qu’une grande partie du commerce ne reste plus non réglementée. C’est essentiel pour lutter efficacement contre les pratiques illégales et améliorer le bien-être animal à l’échelle européenne.
Une avancée majeure est l’identification et l’enregistrement obligatoires des chiens et des chats. Le puçage est l’outil le plus efficace pour assurer la traçabilité, démanteler les réseaux illégaux et protéger les consommateurs. L’extension de ce système à l’ensemble de l’UE, et à terme aux chats, constitue un progrès important, même si les périodes de transition restent longues.
Nous interdisons également des pratiques d’élevage nuisibles telles que la consanguinité, les élevages de traits extrêmes nuisant à la santé et au bien-être ou l’élevage d’hybrides avec des animaux sauvages. Nous affirmons ainsi clairement que le bien-être animal ne doit plus être subordonné au profit.
Même si nous n’avons pas pu atteindre tous nos objectifs – notamment en ce qui concerne des procédures d’agrément plus strictes pour les élevages – le résultat global est un cadre solide et équilibré. Il améliore les conditions de vie des animaux, garantit une concurrence plus équitable entre éleveurs et renforce la confiance des consommateurs.
Les chiens et les chats sont également les animaux de compagnie les plus populaires au Luxembourg, avec environ 103 000 chats et plus de 72 000 chiens. Pour leurs propriétaires, ce nouveau règlement européen signifie plus de transparence, plus de sécurité et une meilleure protection de leurs animaux. »