Ce jeudi 19 mars, les chefs d’État et de gouvernement ont débattu d’un prêt de 90 milliards d’euros destiné à financer les efforts de guerre de l’Ukraine. L’attitude de la Hongrie a été réticente. Le Premier ministre hongrois, soutenu par le Premier ministre slovaque Robert Fico, avait auparavant rompu un accord conclu en décembre entre les chefs d’État et de gouvernement de l’UE concernant le versement des fonds. La raison invoquée était les dommages causés à l’oléoduc Druzhba par des drones russes, oléoduc transportant le pétrole brut russe via l’Ukraine vers leurs pays. Les deux leaders accusent Kiev de retarder les réparations.
Tilly Metz, membre du groupe des Verts/ALE, commente :
« L’attitude de blocage de Viktor Orbán face au soutien urgent à l’Ukraine est irresponsable et à courte vue. Sa campagne électorale au détriment de la solidarité européenne ne compromet pas seulement la cohésion de l’UE, mais met en danger la vie de milliers de personnes.
Alors que la Russie continue de détruire délibérément des infrastructures et d’accroître la pression sur la population ukrainienne, l’Union européenne ne doit pas se laisser paralyser par des intérêts particuliers. La faillite de l’Ukraine n’est pas une option. Notre soutien n’est pas un don de charité, mais un investissement stratégique pour la paix, la sécurité et la stabilité de l’Ukraine et de l’Europe tout entière.
Quiconque retarde ou bloque cette aide joue en réalité le jeu du Kremlin. Le moment est venu pour l’unité et la détermination européennes – et non pour le chantage politique. »