Ce jeudi 13 novembre, le Parlement européen votera lors de sa mini-session plénière sur trois textes décisifs : les objectifs climatiques pour 2040, la procédure d’urgence pour l’entrée en vigueur du règlement sur la déforestation, ainsi que le paquet Omnibus I, qui comprend la directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD), la directive sur le devoir de diligence en matière de durabilité des entreprises (CSDDD) et le règlement européen sur la taxonomie.
Tilly Metz, membre de la commission de l’environnement, s’attend à l’adoption des objectifs climatiques. Elle commente :
« Une réduction des émissions de CO₂ de 90 % constitue le minimum absolu dans la lutte contre la crise climatique. Les générations futures ne nous remercieront pas si elles doivent assumer les coûts de nos inactions et subir beaucoup plus les conséquences de la crise climatique. L’inaction aujourd’hui entraîne des coûts plus élevés demain dans tous les domaines : social, écologique et économique ! La justice sociale et la protection du climat vont de pair. Nous, les Verts, ne relâcherons pas nos efforts et continuerons à surveiller de près nos gouvernements nationaux : le gouvernement luxembourgeois doit lui aussi retrousser ses manches si nous voulons préserver la prospérité du Luxembourg. »
Concernant le règlement sur la déforestation, Tilly Metz déclare :
« En matière de déforestation, il n’y a pas de temps à perdre. Le règlement européen sur la déforestation est un succès majeur du Green Deal, mais le manque de préparation de la Commission pour sa mise en œuvre a conduit à une réouverture du texte. Les modifications proposées – y compris une période transitoire – affaiblissent le règlement, minent sa crédibilité et pourraient permettre des dérogations massives. Cette loi avait été négociée par notre commissaire luxembourgeois Christophe Hansen et se retrouve aujourd’hui sous pression, notamment de sa propre cousine, la ministre de l’Agriculture Martine Kemp. Il est irresponsable de réduire la contribution de l’UE à la lutte contre la déforestation mondiale. Avec sa proposition de modification, la Commission a ouvert la boîte de Pandore et l’intégrité du droit sur la déforestation est désormais en jeu. Nous, les Verts, n’allons pas rester inactifs et continuerons à nous battre de toutes nos forces, tout en appelant le gouvernement luxembourgeois à prendre enfin ses responsabilités. »
Concernant le règlement Omnibus, Mme Metz se montre pessimiste :
« Lors du vote d’aujourd’hui, il s’agit d’éviter un affaiblissement des droits humains et de la protection de l’environnement. Il faut empêcher que 90 % des entreprises soient exemptées du reporting de durabilité et que 75 % ne soient plus soumises aux devoirs de diligence. Le système européen de responsabilité civile ne doit pas non plus être abrogé. Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers les conservateurs, dont fait partie la CSV : collaborer avec l’extrême droite pour réduire la protection des enfants et du climat constitue une trahison des valeurs européennes. »