Lors du nouveau vote en séance plénière sur le paquet Omnibus I, une majorité composée du PPE et de l’extrême droite a voté en faveur de l’ouverture des négociations interinstitutionnelles (trilogues) sur le paquet Omnibus I. Ce paquet concerne trois actes juridiques fondamentaux : la directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD), la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CSDDD) et le règlement sur la taxonomie européenne.
Déclaration de Tilly Metz, députée européenne et membre des Verts/ALE :
« Le vote d’aujourd’hui est un scandale et un refus clair des droits humains, de la protection de l’environnement et de notre démocratie. 90 % des entreprises seront désormais exclues du reporting de durabilité, et 75 % ne seront plus soumises aux obligations du devoir de vigilance. De plus, le système européen de responsabilité civile a été supprimé – tout comme les engagements climatiques des entreprises.
Je ne comprends pas comment des conservateurs de la CSV ou de la CDU allemande peuvent approuver un tel accord – d’autant plus que ces derniers stipulent dans leur propre accord de coalition qu’ils excluent toute collaboration avec des partis hostiles à la Constitution, à la démocratie et d’extrême droite.
Avec les libéraux et les socialistes, nous avons tout tenté jusqu’à la dernière minute pour parvenir à un compromis acceptable. Mais la majorité pro-européenne semble ne plus avoir d’importance pour les conservateurs dans leur avidité de pouvoir.
J’attends un engagement clair et sans équivoque du gouvernement luxembourgeois sous la direction de Luc Frieden. Si nous voulons préserver la réputation du Luxembourg en tant que pays pro-européen, attaché aux valeurs et libéral, de tels accords avec des partis d’extrême droite ne doivent pas devenir la norme. »
Photo credits: European Parliament