Ce lundi 10 novembre, une majorité des membres de la Commission de l’environnement du Parlement européen a voté en faveur des objectifs climatiques pour 2040, ouvrant ainsi la voie au vote en séance plénière prévu le 13 novembre, après lequel les négociations avec le Conseil auront lieu.
Déclaration de Tilly Metz, membre de la Commission de l’environnement :
« Le résultat n’est certes pas celui que nous espérions, mais c’est le meilleur que nous avons pu obtenir malgré le blocage des conservateurs pendant les négociations. Une réduction de 90 % des émissions de CO₂ représente le strict minimum dans la lutte contre la crise climatique – le signal envoyé par le Comité de l’environnement aurait donc dû être beaucoup plus ambitieux – et ne pas être dilué par d’éventuelles compensations en dehors de l’UE.
Les générations futures ne nous remercieront pas si elles doivent supporter les coûts des conséquences de notre inaction et faire face aux impacts de la crise climatique de manière bien plus intense. L’inaction d’aujourd’hui entraînera demain des coûts plus élevés dans tous les domaines : social, écologique et économique ! La justice sociale et la protection du climat vont de pair. Nous, les Verts, ne relâcherons pas nos efforts et continuerons de surveiller attentivement nos gouvernements nationaux : même le gouvernement luxembourgeois doit retrousser ses manches si nous voulons préserver la prospérité du Luxembourg. »
Contexte : Concrètement, la Commission de l’environnement demande notamment une réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre, tout en acceptant les flexibilités convenues par le Conseil, ce qui affaiblit nettement l’objectif. De plus, une liste détaillée de critères de qualité doit définir quelles compensations internationales peuvent être comptabilisées dans l’objectif climatique de l’UE pour 2040. L’éventuelle utilisation supplémentaire de crédits internationaux dans le cadre d’un futur réexamen ne devrait compenser qu’une petite partie des objectifs nationaux en dehors du système d’échange de quotas d’émission (SEQE).
Auparavant, les ministres européens de l’Environnement étaient parvenus à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre mercredi dernier. Le Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie avait également adopté un avis recommandant de réduire les émissions de 90 % d’ici 2040 et de permettre aux États membres d’utiliser jusqu’à 3 % de crédits d’émissions internationaux pour atteindre leurs objectifs climatiques.