Ce jeudi 9 octobre, le Parlement européen se prononcera une nouvelle fois sur une motion de censure visant la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen – la deuxième en moins de six mois. Deux motions distinctes ont été déposées, l’une par la gauche et l’autre par l’extrême droite.
Tilly Metz, membre du groupe des Verts/ALE, se montre elle aussi très critique à l’égard de la présidente de la Commission. Elle déclare :
« À un moment où l’Europe doit faire preuve de leadership et agir avec détermination face aux défis mondiaux, nous avons besoin d’une présidente de la Commission capable de faire avancer le Pacte vert européen et de renforcer la majorité pro-européenne qui l’a élue – au lieu de compromettre avec l’extrême droite. Une telle orientation met en péril non seulement sa crédibilité et celle des institutions européennes, mais aussi les progrès urgents vers une transition écologique socialement juste et l’atteinte de nos objectifs climatiques. »
Lors du vote sur la motion de la gauche, elle s’abstiendra. Elle explique cette décision :
« Les arguments avancés en faveur de la motion sont légitimes. Madame Von der Leyen n’a pas su convaincre, ni sur le fond, ni sur la méthode, depuis le début de son second mandat. Cependant, dans la situation géopolitique actuelle, une telle déstabilisation, qui entraînerait la chute de l’ensemble de la Commission européenne et le chaos, serait désastreuse. Pire qu’une figure dirigeante faible serait une Europe sans Commission. Je resterai donc vigilante, et avec mon groupe politique, nous continuerons à faire pression et à surveiller de très près les agissements de la Commission. »