Demain, mercredi 10 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononcera son discours annuel sur l’état de l’Union, qui sera également le premier de son nouveau mandat. Elle reviendra sur ces derniers mois et présentera les priorités de la Commission pour l’année 2026.
Son discours devrait couvrir plusieurs sujets, tels que la compétitivité de l’UE, le coût de la vie, la sécurité et la défense, la situation géopolitique en Ukraine et à Gaza, la politique climatique, la politique migratoire et la démocratie. Le groupe des Verts/ALE, critique à l’égard de la ligne actuelle de la Commission, profitera de cette occasion pour formuler des propositions d’action concrètes.
Tilly Metz, membre du groupe des Verts/ALE, partage ses attentes :
« L’Europe est confrontée à des défis sans précédent : un accord commercial inéquitable entre l’UE et les États-Unis qui met en péril notre souveraineté, la crise climatique qui, cet été encore, a provoqué des records de chaleur et des incendies de forêt dévastateurs, la violence persistante à Gaza, ainsi que le besoin urgent d’un accès abordable aux soins de santé et d’une transition écologique socialement juste. Ces enjeux appellent une action résolue. Pourtant, l’Europe manque de leadership et de crédibilité sur la scène internationale : le monde l’observe courir derrière les autres grandes puissances.
Nous avons besoin d’une Commission européenne qui prenne des initiatives, assume ses responsabilités et défende fermement la démocratie, la solidarité et nos valeurs communes. S’accrocher à la déréglementation, sous couvert de réduction de la bureaucratie ou d’intérêts économiques, ne fera pas avancer l’Europe. Au contraire, l’UE doit accélérer sa transition écologique, renforcer la cohésion sociale et devenir une force majeure pour la protection du climat et la paix – pour nos citoyen·nes, pour notre planète et pour un rôle crédible de l’UE dans le monde. »